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Les diagnostiqueurs devront bientôt prouver qu’ils ont fait une visite physique du logement pour réaliser un DPE. Cette preuve de visite s’imposait-elle pour lutter contre les fraudes au DPE ? Quelle est la meilleure solution à mettre en œuvre ? Nous en discuterons lors du prochain webinaire-débat gratuit organisé par Quotidiag, le mercredi 18 février 2026 à midi.
webinaire-débat Quotidiag : preuve de visite
La géolocalisation était la 5e mesure du plan d’action de Valérie Létard pour prévenir les fraudes au DPE et protéger les consommateurs. Ce contrôle par géolocalisation, annoncé pour le 1er mars 2026, est devenu une preuve de visite. Mi-janvier, la DHUP hésitait entre quatre solutions numériques :
- prise d’une photo d’un compteur GRDF ou Linky depuis une appli,
- utilisation d’une application de géolocalisation sans timer,
- utilisation d’une application de géolocalisation avec timer,
- prise d’une ou de plusieurs photos du logement.
Dans tous les cas, la preuve de visite sera nécessaire pour valider le rapport du DPE lors de son envoi à l’ADEME. Cette obligation a suscité beaucoup de questions et de réactions. Cette preuve de visite a-t-elle un sens aujourd’hui ? Les solutions proposées sont-elles légales, applicables (zone blanche, RGPD…) et efficaces ? Serait-il plus judicieux d’impliquer le commanditaire du DPE ? La preuve de visite pourrait-elle être étendue à l’audit énergétique ?
Animateurs du débat sur la preuve de visite
Pour en débattre et vous fournir des infos pertinentes, nous avons invité plusieurs professionnels, différemment impliqués. À mes côtés, il y aura :
- Patrick Gombaud, diagnostiqueur et dirigeant de l’ONEDI,
- Guillaume Exbrayat, président de Diagamter, vice-président de SIDIANE,
- Sam Zanoun, diagnostiqueur et administrateur de l’Alliance du Diagnostic Immobilier. Il a aussi fait partie des 8 diagnostiqueurs rencontrés dans le cadre de ce projet.
Ils nous feront part de leur expérience, de leur ressenti et de l’avancée de ce nouvel outil de lutte contre les fraudes au DPE. Bien entendu, ils répondront également à vos questions. Inscrivez-vous dès aujourd’hui au webinaire du 18 février.



bonjour à partir de quand on vas nous lâcher la grappe cela devient insupportable ce métier.
cordialement DIAG-IMMO
C’est incroyable : DPE avec QR code, certificat avec QR code et maintenant preuve de visite !!!!! Un QR CODE peut-être ??? Mais pourquoi !!
C’est une honte !!! on a forcément des photos du bien puisque nous devons justifier nos constations et notre relevé DPE, c’est de la maltraitance leur affaire
Je complète mon commentaire en rappelant déjà point simple : le cadre existe depuis longtemps.
Code de commerce : un diagnostic repose obligatoirement sur un devis accepté par le client (art. L441-1). Sans validation du devis, pas de prestation légale.
Réglementation diagnostics : la mission doit être formalisée par un ordre de mission, précisant l’objet, le bien, le donneur d’ordre, la date et les conditions d’intervention.
Ces deux documents constituent déjà deux preuves contractuelles et opérationnelles d’un rendez-vous.
À cela s’ajoute une réalité : 100 % des diagnostiqueurs certifiés sont contrôlés par des organismes de certification indépendants. Ces contrôles sont réguliers, lourds, coûteux, et portent précisément sur la conformité des missions réalisées.
Continuer à laisser entendre que des DPE seraient massivement réalisés “sans visite” relève soit d’une vision datée (peut-être valable il y a 20 ans).
Si des pratiques frauduleuses persistent, la vraie question est peut-être ailleurs : comment certains passent-ils encore entre les mailles des contrôles de certification ?
Car ceux qui fraudent vraiment ne sont, par définition, déjà pas dans les circuits officiels. Et ils passeront toujours à côté des nouvelles contraintes, preuve de visite ou pas…