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Reprise du marché immobilier et valeur verte en 2025

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Les Notaires de France et la Banque des Territoires ont publié une étude le même jour. L’une dresse un bilan immobilier pour l’année 2025, l’autre fait le point sur la conjoncture immobilière au 3e trimestre 2025. Toutes deux constatent une reprise du marché immobilier. Par ailleurs, d’une part, l’impact de l’étiquette du DPE ne cesse de progresser depuis l’année 2021. D’autre part, la part des ventes de passoires thermiques diminue.

Marché immobilier : enfin la reprise ?

La crise qui sévit depuis juillet 2022 serait-elle derrière nous ? Il y a une incontestable embellie d’après les données des Notaires de France et celles de la Banque des territoires. L’amélioration, constatée dès l’automne 2024, s’est poursuivie cette année.

  • Volume de transactions : +11 % sur 1 an (921 000 ventes),
  • Prix des maisons anciennes : +0,2 %,
  • Prix des appartements anciens : +0,5 % sur le dernier trimestre, +1,3 % sur 1 an glissant,
  • Marché du neuf : légers signes de reprise depuis le 2e trimestre 2025,
  • Permis de construire et mises en chantier : +12 % sur le dernier trimestre en glissement annuel (selon SDES et Sit@del2), même si la moyenne est loin de celle d’il y a 10 ans.

Dans l’ancien, « en appartements, d’après les projections pour le 4e trimestre 2025 et fin janvier 2026, la tendance serait légèrement haussière avec des évolutions annuelles proches de +2%, à la fois en Île-de-France et en province. En maisons, les prévisions pour le 4e trimestre 2025 et fin janvier 2026 anticipent une légère reprise. Les évolutions annuelles seraient de l’ordre de +1% en province et un peu plus soutenues en Île-de-France à 2,1% ».

Dans le neuf, la stabilisation des taux de crédits immobiliers, l’élargissement du PTZ à tout le territoire et les baisses de taux du livret A ont contribué à soutenir la construction neuve. La chute des terrains à bâtir se poursuit, mais les ventes diminuent moins vite. Par ailleurs, le volume des crédits à l’habitat augmente depuis le début de l’année 2024, selon la Banque de France. Enfin, le pouvoir d’achat immobilier progresse de 4 % sur un an, avec une surface finançable, en 2025, au même niveau qu’en 2022, soit 81 m².

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Valeur verte des logements en 2025

Le bilan des Notaires de France met surtout l’accent sur l’importance du DPE dans le prix de vente. Dans certaines villes, quand deux biens présentent les mêmes caractéristiques en dehors du niveau de performance énergétique, l’écart de prix est parfois spectaculaire. Globalement, un appartement classé A ou B de 50 à 60 m² se vend 1,4 fois plus cher que s’il est classé F ou G.

La plus-value des bonnes étiquettes est équivalente pour les appartements et les maisons. Un logement avec une étiquette A se vend en moyenne 16 % plus cher que celui qui a une étiquette D. En revanche, les mauvaises étiquettes engendrent une moins-value plus importante pour les maisons. Cela dit « entre 2021 et 2024, l’impact des étiquettes a progressé, quel que soit le marché. » La moins-value associée à une passoire thermique reste plus faible en Île-de-France.

Moins de passoires thermiques en vente

De juillet 2021 à avril 2023, la part de passoires thermiques vendues avait fortement augmenté, comme si les propriétaires se hâtaient de vendre leur bien classé F ou G, malgré la décote. Elle a atteint son plus haut niveau, à 17 % au printemps 2023. S’en sont suivis un net recul à compter du 3e trimestre 2024, puis une stabilisation en 2025.

De plus, la part des ventes pour les classes D et E est passée de 64 % en 2021, à 59 % en 2024 puis à 57 % au 2e trimestre 2025. Au contraire, la part des ventes des appartements anciens classés C a augmenté, jusqu’à atteindre 27 % au 3e trimestre. La quantité de maisons classées C, parmi les ventes, est restée stable depuis 2021, autour de 19 %.

Le contexte socio-économique et les incertitudes autour de la politique de rénovation énergétique invitent inévitablement à la prudence pour 2026. Cependant, la reprise du marché donne tout de même un peu d’espoir pour l’année prochaine.

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Article rédigé par Cécile, le moteur de Quotidiag
Diplômée de philosophie, ex-bibliothécaire, prête-plume et rédactrice web, salariée et indépendante. Écrit quotidiennement des textes sur les diagnostics immobiliers depuis 2016.

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