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Renforcer le dialogue diagnostiqueurs-administration

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L’impatience était perceptible, aux RVDI 2026, avant l’arrivée du ministre du Logement. En mars 2025, Valérie Létard présentait un plan anti-fraudes au DPE. Un an après, Vincent Jeanbrun, veut « garantir la stabilité du DPE après avoir travaillé à sa fiabilisation et à sa sécurisation ». Désormais, il faut renforcer le dialogue entre les diagnostiqueurs et l’administration. Pour y parvenir, un travail sur leur représentation est nécessaire.

D’où la tenue d’Assises du diagnostic immobilier le 21 mai 2026. Le ministre a aussi annoncé la publication du second Plan d’action interministériel amiante. Enfin, il a évoqué la formalisation d’un diagnostic technique mérule, dans le cadre de la révision des normes encadrant l’état parasitaire et le diagnostic termites.

Au sommaire de l’allocution de Vincent Jeanbrun

L’allocution du ministre de la Ville et du Logement pourrait être divisée en 4 thématiques :

  • la défense du rôle du diagnostiqueur malgré les critiques parfois injustes,
  • le bilan rapide du plan de fiabilisation du DPE de Valérie Létard,
  • la nécessité de renforcer le dialogue entre les diagnostiqueurs et la DHUP,
  • les évolutions des diagnostics techniques liés à la santé et à la sécurité.

À la fin de son discours, Vincent Jeanbrun a remercié les diagnostiqueurs immobiliers pour leur mobilisation et le service rendu à la population ainsi qu’au pays.

Diagnostiqueurs, le ministre vous comprend

Le ministre de la Ville et du Logement s’est exprimé avant la première table ronde des RVDI 2026. Après avoir salué le député Daniel Labaronne et les représentants des organisations professionnelles assis derrière lui, il s’est adressé directement aux diagnostiqueurs.

Vincent Jeanbrun a d’abord insisté sur l’importance de leur métier. « Et si on ne parle que du DPE dans les médias, il ne doit pas occulter les diagnostics de sécurité sur l’amiante, le plomb, le gaz, l’électricité, qui concernent directement la santé et la sécurité de nos concitoyens. »

Il s’est dit conscient de ce qu’avait subi l’écosystème, avec des réformes intenses, certaines précipitées, sans reconnaissance publique. Dans la foulée, il a légitimé les missions des diagnostiqueurs. « Peu de professionnels ont un rôle aussi stratégique. […] L’attente de nos concitoyens est immense et les critiques sont parfois nombreuses et injustes. »

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Bilan du plan Létard de fiabilisation du DPE

Ensuite, M. Jeanbrun est revenu sur le plan d’action de Valérie Létard. En effet, un an plus tôt, sa prédécesseuse annonçait plusieurs mesures pour restaurer la confiance dans le DPE. Les arrêtés du 16 juin 2025 les ont concrétisées, à l’exception de la preuve de visite.

D’ailleurs, « les travaux sont aussi en cours sur la preuve de visite et les avis sont là très divergents, suivant les fédérations », ce qui nous amène à la question de la représentativité. Auparavant, que les diagnostiqueurs se rassurent. Le ministre n’est pas venu annoncer un renforcement des contrôles, des surveillances, etc.

En réalité, il est temps « d’objectiver l’efficacité des mesures mises en œuvre et de se limiter à de petits ajustements en concertation avec la profession ». Autrement dit, rien ne se fera sans vous. L’enjeu est désormais de vous entendre clairement.

Assises du diagnostic immobilier le 21 mai

L’annonce d’Assises du diagnostic immobilier n’était pas une surprise. La seule inconnue était la date. Ce sera donc le 21 mai 2026 au ministère, en présence du député à l’origine de cette initiative (Daniel Labaronne).

Actuellement, il y a 7 organisations professionnelles qui ne sont pas toujours d’accord entre elles. Or la filière doit pouvoir « parler d’une seule voix ou du moins d’une voix plus audible et plus structurée ». Cela permettra à l’administration d’adapter la règlementation, lorsque c’est nécessaire. « Vous effectuez un travail de terrain particulièrement technique et il est donc essentiel que l’administration puisse dialoguer de façon efficace avec vous ».

Personne ne s’attend à voir naître une seule organisation représentative en une journée. Le ministre respectera probablement le planning proposé par M. Labaronne. Les assises de mai déboucheront sur des recommandations à mettre en œuvre fin 2026 ou courant 2027.

Évolution des diagnostics techniques

Sans nier l’importance du DPE et le difficile équilibre à trouver entre ambition écologique et protection de l’offre de logements, Vincent Jeanbrun tient à rappeler que le diagnostic immobilier est « d’abord un sujet de santé et de sécurité ». Il annonce deux évolutions.

Premièrement, le gouvernement va publier le second Plan d’action interministériel amiante (PAIA 2). Il avait déjà été annoncé pour la période 2025-2030 et soumis au Conseil national de l’habitat en décembre dernier. Les diagnostiqueurs seront « mis à contribution pour la construction d’un état des lieux du parc de bâtiment ».

Deuxièmement, il « suit de près le projet de normes en cours d’élaboration sur la mérule, les champignons lignivores. […] La question de la formalisation d’un diagnostic technique va donc se poser. » Il y a à peine 3 mois, le ministre n’était pourtant pas favorable à la mise en place d’un diagnostic mérule avant une transaction immobilière…

Formation terrain des diagnostiqueurs

Enfin, M. Jeanbrun a brièvement rappelé à Henry Buzy-Cazaux, présent au premier rang, qu’il n’oubliait pas son récent rapport, commandé par Valérie Létard. Il permettra de mobiliser les ministères de l’Enseignement supérieur et du Travail, pour avancer sur ces sujets.

« La formation est fondamentale, qu’elle soit continue ou initiale, avec notamment la question de l’alternance, comme c’est un métier de terrain ». De manière plus générale, le ministre insiste sur sa volonté d’ouvrir une réflexion collective sur l’avenir de ce métier.

Bien entendu, nous ferons un compte rendu des Tables rondes des RVDI. Cependant, il nous semblait préférable de consacrer un article à cet événement inédit. Jamais un ministre ne s’était déplacé dans ce salon pour s’exprimer face aux diagnostiqueurs.

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Article rédigé par Cécile, le moteur de Quotidiag
Diplômée de philosophie, ex-bibliothécaire, prête-plume et rédactrice web, salariée et indépendante. Écrit quotidiennement des textes sur les diagnostics immobiliers depuis 2016.

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