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Le Cerema et le CAUE Rhône Métropole signent un guide sur la caractérisation du pisé de mâchefer et la réhabilitation de l’habitat en mâchefer. Ce document intéressant permet de mieux comprendre les caractéristiques de ce matériau. Il aide aussi à agir intelligemment dans le cadre d’une rénovation énergétique ou d’une réhabilitation de cet habitat. Un séminaire, en lien avec cette étude, sera organisée à l’automne 2025.
Pourquoi s’intéresser au mâchefer ?
Le mâchefer est un matériau de construction répandu dans les bâtiments anciens, notamment en région lyonnaise. Or, il est mal connu. Le rapport du Cerema et du Conseil d’architecture, d’urbanisme et de l’environnement Rhône Métropole répond donc à un besoin de caractérisation architecturale et physique de ce bâti. La première partie du document permet d’ « appréhender les qualités du bâti en pisé de mâchefer ».
La seconde partie porte surtout sur la rénovation du bâti en mâchefer. D’abord, « du fait de son niveau de consommation énergétique supposément élevé » et du nombre de logements concernés, ce bâti devra être rénové. Ensuite, en raison de ses particularités constructives et de son comportement physique, il y a un risque de pathologies du bâti après des travaux inadaptés. Enfin, même en l’absence de protection patrimoniale, ce bâti a une dimension historique, sociale et culturelle dans le paysage urbain lyonnais.
Hétérogénéité, toxicité, masse volumique
En région lyonnaise, le mâchefer a été très utilisé entre 1900 et 1945. Le pisé de mâchefer se compose de plusieurs matériaux : cendres et scories de houilles, chaux grasse ou hydraulique, ciment, granulats divers, matériaux de rebuts… Il se caractérise donc par son hétérogénéité. C’est un matériau peu étudié. En outre, fréquemment, il relève de modes constructifs et de techniques de construction disparus.
S’il n’y a pas d’étude probante sur la toxicité du mâchefer, des précautions sont à prendre en raison des risques liés à la pollution environnementale. On a, par exemple, parfois retrouvé de la présence d’amiante dans les maçonneries. Quand les scories sont des laitiers, on y retrouve, entre autres, des résidus de métaux lourds (plomb, cadmium…).
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