revenir à l'Accueil
Abonné quotidiagToute l'actualité

Primes en hausse, sinistralité : entretien avec Rémi Dumas

Partager cet article sur
Écouter cet article dès maintenant
en vous abonnant à Quotidiag
1x

0:00 / 5:00

Un diagnostiqueur nous a confié avoir reçu un courrier de son assureur (AXA) stipulant que sa prime augmenterait de 50 % par rapport à l’année dernière, sans aucune explication.

Aucun litige ou mise en cause à signaler, mais le choix de réaliser des audits énergétiques. Cette augmentation est-elle générale ? La prestation audit pourrait-elle en être la cause ?

La plupart des renouvellements de contrats d’assurance des diagnostiqueurs, en général, se fait au premier janvier. Donc aujourd’hui on ne sait pas encore comment ça va se passer l’année prochaine. Personnellement, je n’ai reçu pour l’instant aucune alerte sur des majorations aussi importantes.

Mais on peut dire que oui, malheureusement, la prestation d’audit énergétique peut faire augmenter la prime.

Dans ce cas précis, ce peut être aussi un assureur qui appliquait une prime assez basse et qui l’augmente pour s’actualiser par rapport au marché actuel. Il y a quelques années, quand la certification est arrivée, les diagnostiqueurs pouvaient s’assurer pour 1.000 € ou 1.500 € sans problème. Aujourd’hui, les minima de prime sont plus de l’ordre de 2.500 ou 3.000 €.

les diagnostiqueurs n’ont plus beaucoup de choix de RC pro. y AURAIT-IL un abus de la part de certains assureurs ?

Non, honnêtement les compagnies de premier plan n’ont pas de telles pratiques. Les assureurs ne vont pas essayer de tirer profit de cette situation, ils raisonnent principalement sur une base statistique.

En fait, les compagnies recherchent un équilibre financier, c’est ce qui définit leur politique tarifaire. Pour schématiser, on met d’un côté les sinistres que l’on paye, et de l’autre les primes que l’on encaisse. En fonction des clients ou même des portefeuilles, on a parfois des statistiques très dégradées.

Il vous reste 61% de cet article à lire.
Quotidiag réserve cet article
à ses abonnés.
Vous êtes déjà abonné ?
Connectez-vous
Pour lire la suite et accéder
à 100% de nos services
abonnez-vous à Quotidiag !
Je m'abonne

Partager cet article sur

3 Commentaires

Commenter
  1. V
    Virginie 25 septembre 2025 - 12h47

    📌 Assurances RCP : la fidélité ne paie pas

    Il y a quelque temps, j’ai déjà évoqué l’augmentation continue de nos primes d’assurance RCP.
    Pour en avoir discuté avec plusieurs confrères, le constat est général : les hausses touchent l’ensemble de la profession.

    Ce qui interroge particulièrement, c’est le traitement différencié entre :

    Les nouveaux entrants dans la profession, qui se voient proposer des tarifs attractifs au départ ;

    Et les professionnels expérimentés, parfois avec plus de 10 ans d’exercice et zéro sinistre à leur actif, qui subissent malgré tout des hausses de 700 à 800 € par an.

    👉 Où est la logique ? Où est la reconnaissance de la fidélité et du sérieux ?

    Le choix est très limité, puisque le marché de la RCP se résume quasiment à deux acteurs (AXA et Allianz). Difficile donc de « changer de crèmerie » pour faire jouer la concurrence.

    Nous sommes nombreux à ressentir le poids de ces obligations. Contrairement à beaucoup d’autres métiers, nous devons sans cesse justifier de notre capacité à exercer, avec un certificat à renouveler régulièrement, et non un diplôme reconnu à vie.

    Il serait temps que notre engagement et notre intégrité soient reconnus à leur juste valeur.
    Parce qu’au fond, sans diagnostiqueurs, pas de transaction immobilière possible, pas de chantiers avant travaux ou démolition sécurisés.

    Répondre
  2. F
    Florent 25 septembre 2025 - 19h54

    C’est logique que les cas augmentent : vous le mentionniez récemment, les clients n’hésitent plus à engager une procédure pour le moindre motif, en s’appuyant sur leur assurance juridique, sans qu’aucun filtre ne soit effectué. J’ai moi-même un exemple concret : un client a fait refaire le DPE de son appartement en chauffage collectif (62 m²). J’avais conclu à une classe E, et le nouveau DPE le classe en G avec des consommations totalement aberrantes. Résultat : cela devient pour moi un sinistre déclaré, avec avocat à rémunérer, alors même que sa réclamation est infondée et ne donnera rien.

    Répondre
    • S
      STEPHANE 9 octobre 2025 - 17h09

      A t-il saisie ton médiateur avant d’engager une procédure qui doit commencer par être amiable?

      Répondre

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

.
Article rédigé par Laure, rédactrice de Quotidiag
Diplômée en droit, ex-clerc de notaire nichée Vente et Copropriété, elle a fait le choix de la liberté en 2021. Rédactrice toujours, mais indépendante : c’est tout naturellement que le diagnostic immobilier s’est imposé à elle.

État des risques avec ONB+ et U.R.B.S.

Previous article

ERP/catastrophe naturelle : arrêtés du 15, 16 septembre 2025

Next article