en vous abonnant à Quotidiag
Et si les diagnostiqueurs se mettaient en grève ? Depuis l’entrée en vigueur du nouveau dispositif de certification DPE, cette idée survient parfois dans les conversations. Elle rejaillit ces derniers jours en raison des projets d’arrêtés relatifs au DPE. En effet, les textes examinés aujourd’hui par le CSCEE ne tiennent pas compte des remarques formulées par plusieurs organisations professionnelles. Le blocage des transactions immobilières apparaît alors comme un moyen de se faire entendre des pouvoirs publics.
Pourquoi une grève des diagnostiqueurs ?
Nous avons déjà évoqué le mal-être de nombreux diagnostiqueurs immobiliers, lassés de :
- payer pour avoir le droit de travailler, quelle que soit leur ancienneté ;
- subir de coûteux contrôles à cause d’une minorité de fraudeurs ;
- risquer un retrait ou une suspension abusive de leur certification ;
- voir leurs tâches administratives augmenter (formulaires, etc.) :
- peiner à trouver une RC Pro, car tout est fait pour inquiéter les assureurs ;
- faire face à la pression des particuliers et des pros de l’immobilier ;
- voir des médias et des personnalités politiques les accuser de fraudes ;
- subir une différence de traitement avec d’autres acteurs de la rénovation énergétique (auditeurs RGE notamment, mais pas seulement) ;
- faire face aux incohérences et imprécisions des textes réglementaires ;
- ne jamais être consultés lors de décisions qui touchent à leur métier, etc.
Or les diagnostiqueurs sont indispensables. Sans eux, aucune transaction immobilière ne peut aboutir. On ne parle pas seulement du DPE, mais de tous les diagnostics obligatoires.
à ses abonnés.
Connectez-vous →



Merci pour votre article, c’est vrai qu’avec le nouveau dispositif de certification DPE cela peut arriver !
Je suis tellement d’accord avec tout ce qui apparaît dans cet article !!!
Nous avons l’impression que tout est fait pour nous décourager à faire notre activité. Cet accumulation de modifications en tout genre ces derniers mois est compliquée à gérer surtout lorsque l’on travaille seul.
Ne nous laissons pas faire à tout accepter sans broncher et vous, organisations représentatives, défendez-nous bon sang !!!
Habitué à lire des articles pertinents je suis surpris de ce dernier.
Une grève ?
Combien de temps un indépendant pourrait ainsi ne pas travailler et continuer à payer ses charges mensuelles ainsi que ses revenus accessoirement ???
Il faudrait que le mouvement soit suivi en masse pour être utile et qu’il dure un certain temps.
Une grève d’une semaine ou de deux semaines ne servirait strictement à rien. Les échéances d’une transaction s’étalent sur plusieurs mois !!
il faudrait au minimum une grève sur plus d’un mois pour commencer à attirer l’attention sur le mouvement.
et puis, celles et ceux qui travaillent correctement seraient en grève, mais pas les fraudeurs.
Ils seraient les grands gagnants de ce mouvement en récupérant toutes les interventions refusées par les grévistes.
encore une fois, dans un pays laxiste comme la France, ce sont les gens honnêtes qui devraient payer ! Pourquoi ne pas envisager simplement d’avoir les c………. de prendre des mesures à l’encontre des fraudeurs ? Une fraude = une amende de 5000 euros . Deux fraudes Une radiation à vie des certifications.
Pourquoi ne pas interpeler nos chers députés pour leur proposer de faire leur travail et de présenter un projet de réforme ?
Pourquoi ne pas agir positivement en étant force de proposition ?
Bien sûr ce n’est pas avec les bras cassés qui représentent aujourd’hui notre profession que nous avons des chances d’y arriver.
quel triste constat !
Nous n’avons pas pris position dans cet article. Simplement, il y a des appels à la grève qui circulent d’ores et déjà sur les réseaux sociaux et c’est un leitmotiv récurrent.
Notez que dans l’article, nous écrivons justement que « la probabilité pour qu’une telle grève soit massivement suivie paraît faible », notamment pour des raisons financières. Nous précisons aussi « chacun craint que le confrère concurrent, par exemple celui qui propose des DPE à des tarifs inférieurs aux siens, continue à bosser pendant que lui-même s’arrête de travailler ». Cela rejoint assez vos propos quant aux fraudeurs qui seraient les grands gagnants.
Mais il se trouve que les fédérations se sont rassemblées pour être force de propositions sur les arrêtés DPE et qu’aux dernières nouvelles, aucune de leurs remarques n’avait été prise en compte dans le projet d’arrêté transmis au CSCEE (qui a, depuis, émis un avis favorable avec réserves).