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L’organisme PRO FORMATION vient d’obtenir sa certification OFDI pour l’ensemble des domaines du diagnostic immobilier. Sa particularité : des formations 100 % e-learning (hors DPE et audit énergétique en formation initiale) avec « une vraie présence humaine ». Pour son fondateur Julien Sikoutris, diagnostiqueur pendant plus de 15 ans, c’est « une innovation dans la formation des diagnostiqueurs ».
Pourriez-vous nous présenter rapidement l’histoire de l’organisme PRO FORMATION ?
PRO FORMATION est né d’un constat simple : après plus de 15 ans sur le terrain en tant que diagnostiqueur immobilier, j’ai vu les limites des formations traditionnelles. Trop rigides, trop théoriques, dispensées par des gens qui n’avaient jamais mis les pieds sur un chantier. Côté e-learning, c’était pire : des diapos sans saveur qui défilent, des normes à l’écran sans un mot d’explication. Aucune vie, aucune connexion avec l’apprenant.
En 2008, on a lancé notre cabinet de diagnostics immobiliers en famille. On était deux au départ, puis trois… jusqu’à dix. La société existe toujours aujourd’hui. Le rôle de formateur en interne s’est imposé naturellement. J’ai vu ce qui marchait, ce qui ne marchait pas, les lacunes avec lesquelles ils arrivaient après leurs formations initiales.
J’ai aussi été sous-traitant pour des organismes de formation et de certification. Cette double casquette m’a donné une vision complète du secteur : les attentes des stagiaires, les exigences des certificateurs, les contraintes pédagogiques.
Nos chemins ont ensuite évolué : mon frère est devenu expert judiciaire et participe aujourd’hui à la conception de la norme DPE. Moi, je me suis orienté vers la formation. Une suite logique après des années à transmettre le métier aux nouvelles recrues.
J’ai créé PRO FORMATION en avril 2024 avec une conviction : bâtir la formation que j’aurais aimé avoir quand j’ai débuté. Notre certification OFDI, obtenue en décembre 2025 via I.Cert pour l’ensemble des domaines du diagnostic, valide cette approche. Nous couvrons l’amiante, le plomb, l’électricité, le gaz, les termites, le DPE et l’audit énergétique, en formation initiale et continue.
En quoi vos formations se distinguent d’autres formations à distance dispensées en e-learning ?
La présence humaine. Quand vous suivez nos modules, vous voyez un formateur face caméra qui vous parle directement. Pas de voix off monotone sur des PowerPoint, pas de normes qui défilent en silence.
C’est vivant. On a l’impression d’avoir quelqu’un en face de soi.
On a fait le choix de vidéos courtes, suivies de quiz pour valider la compréhension. Si un point reste flou, l’apprenant peut refaire le module autant de fois qu’il veut, à son rythme. Et on peut se former de partout : ordinateur, tablette, téléphone, chez soi, entre deux rendez-vous…
À ma connaissance, nous sommes le premier organisme certifié OFDI à proposer ce format 100% e-learning avec cette approche. Du e-learning avec une âme.
On reproche souvent aux formations initiales en distanciel de ne pas tenir assez compte de la pratique, du terrain. Que répondez-vous à cette critique ?
La critique est légitime pour les formations purement théoriques. Ce n’est pas notre cas.
Nos formateurs, en présentiel comme dans nos vidéos, viennent du terrain. Ils parlent de ce qu’ils ont vécu, pas de ce qu’ils ont lu dans un manuel.
Et rappelons que la formation en présentiel est imposée par la réglementation pour le DPE et l’audit énergétique en initial. Certains gestes s’apprennent en manipulation, sur du matériel réel. On ne conteste pas ça.
Notre modèle est hybride : e-learning là où ça fonctionne, présentiel là où c’est indispensable. Pas de dogme, juste du bon sens.
En quoi consiste l’accompagnement personnalisé proposé aux personnes en reconversion professionnelle ou aux diagnostiqueurs en activité ?
Être en e-learning ne signifie pas être livré à soi-même. Nos stagiaires ne sont jamais seuls.
Pour les reconversions, on prend le temps de comprendre le profil : quelqu’un du bâtiment n’a pas les mêmes besoins qu’une personne qui découvre le secteur. On oriente vers le parcours adapté.
Pour les diagnostiqueurs en activité, l’accompagnement passe par la flexibilité : se former sans bloquer des journées, sans perdre de chiffre d’affaires. Et s’ils ont des questions, on répond.
Un cadre souple, mais personne laissé sans réponse.
À l’heure où la réglementation impose le présentiel pour les formations au DPE et à l’audit énergétique, l’e-learning a-t-il encore de l’avenir ?
C’est l’avenir.
Le présentiel est imposé pour le DPE et l’audit énergétique en initial, et c’est justifié. Mais pour l’amiante, le plomb, l’électricité, le gaz, les termites, et toute la formation continue, le e-learning répond parfaitement.
Les diagnostiqueurs en activité sont mobiles, souvent indépendants. Ils ne peuvent pas bloquer des semaines en salle. Avec nous, ils se forment le soir, entre deux missions, quand ça leur convient.
Pour ceux qui veulent se lancer dans le métier, c’est l’accès sans contrainte géographique. Plus besoin de déménager ou de faire des centaines de kilomètres.
Le e-learning bien fait, humain, c’est la formation de demain.
Vous avez été diagnostiqueur pendant de nombreuses années. Cette expérience est-elle importante pour répondre aux attentes des stagiaires ?
C’est fondamental. C’est même le cœur de notre crédibilité.
Je me souviens de ma première mission en tant que diagnostiqueur. J’avais suivi ma formation, j’avais mes certifications en poche, et pourtant je me suis retrouvé comme une poule devant un couteau. Complètement perdu. Les formations étaient tellement théoriques, tellement loin de la réalité du terrain, que face au premier chantier j’ai dû tout apprendre par moi-même.
C’est cette expérience qui m’a marqué. Et c’est pour ça que j’ai voulu créer autre chose. J’ai passé plus de 15 ans sur le terrain ensuite, à réaliser des diagnostics au quotidien. J’ai connu les chantiers compliqués, les clients difficiles, les situations imprévues, les cas qu’on ne trouve dans aucun manuel.
Cette expérience, elle transparaît dans tout ce qu’on propose. Quand on conçoit un module, on sait ce qui est utile sur le terrain et ce qui ne l’est pas. On sait quelles erreurs font les débutants, quels pièges éviter, quels réflexes acquérir.
Les diagnostiqueurs le sentent tout de suite : ils ont en face d’eux des gens qui connaissent vraiment leur métier, pas des formateurs déconnectés de la réalité. On ne leur vend pas de la théorie, on leur transmet un savoir-faire vécu. Pour qu’ils ne se retrouvent pas, comme moi à l’époque, démunis face à leur premier client.




bonjour je trouve ça très intéressant veillez me réponds très rapidement merci.
Bonjour,
Vous êtes sur un site d’informations et vous mettez un commentaire sous une interview. Notre média ne propose pas de formations. Nous vous invitons à vous connecter sur le site de l’organisme de formation (le lien est dans l’article) pour vous adresser directement à lui.
A quand, un of proposant des formations obligatoires aux diagnostiqueurs expérimentés qui n’ont plus grand chose à apprendre mais qui doivent continuer à payer pour subir ces mesures inutiles ne servant qu’à satisfaire des gouvernants qui les imposent pour résoudre le bordel qu’ils ont eux-mêmes mis en œuvre en ne régulant pas l’accès au métier à la hauteur de se que cela devrait être et en évitant de s’attaquer à la source du problème, les agents immo.