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Rédigé par Smeralda Marzano.
On parle beaucoup de la formation pour devenir diagnostiqueur immobilier. On parle du coût, du financement, du contenu pédagogique.
On parle beaucoup moins de la certification.
Or, dans notre métier, ce n’est pas la formation qui vous permet d’exercer. C’est la certification. Sans certification valide, vous ne travaillez pas. Et c’est là que commencent les vraies questions.
La certification a un coût d’entrée. Un coût de maintien. Des contrôles. Des obligations de surveillance. Des renouvellements. Et parfois des augmentations en cours de cycle.
Tous les organismes certificateurs ne pratiquent pas les mêmes tarifs. Tous n’ont pas les mêmes conditions contractuelles. Tous n’ont pas les mêmes frais annexes.
Lorsque vous commencez à vous renseigner, vous constaterez peut-être que certaines formations sont étroitement liées à certains organismes certificateurs.
Est-ce bien étonnant ? Je croyais que c’était interdit, moi.
Vous êtes dans votre droit de poser des questions. Vous êtes dans votre droit de demander des chiffres précis. Vous êtes dans votre droit de comparer. N’ayez pas peur de demander :
- Quel est le coût réel d’entrée en certification ?
- Quel sera le coût total sur 7 ans ?
- Les tarifs sont-ils susceptibles d’augmenter ?
- Si je souhaite changer d’organisme certificateur, y a-t-il des frais de transfert ?
- Si j’arrête le métier, existe-t-il des frais d’abandon ou de résiliation ?
Ne vous gênez pas. C’est votre investissement. C’est votre avenir professionnel.
Car oui, ces éléments varient d’un certificateur à l’autre. Parfois fortement. Lorsque vous êtes salarié, ces coûts sont assumés par votre employeur. Lorsque vous êtes indépendant, ils deviennent votre responsabilité directe.
Et au démarrage, quand l’activité est encore fragile, ces engagements financiers peuvent peser lourd. La certification n’est pas un détail administratif. C’est le socle économique de votre activité.
Ce métier est exigeant. Il est réglementé. Il est passionnant. Mais il doit être choisi en comprenant pleinement le modèle de certification dans lequel on entre.
Certification… on devrait peut-être commencer par parler de toi.



bonjour, votre position vous permet elle de nous fournir un tableau comparatif des tarifs des organismes de certification ? je pense que beaucoup d indépendant seraint intéressés. Merci par avance.
Bonjour, oui Jean-Luc, je suis entièrement d’accord avec vous, il serait particulièrement pertinent d’avoir un comparatif des tarifs pour la certification. J’espère que Cécile ou Smeralda Marzano pourront le fournir. Merci d’avance !
Jean-Luc et Philippe : j’ai bien pris en compte vos commentaires et j’y travaille. Certains frais ne sont pas affichés sur les sites ou dépendent de la situation du diagnostiqueur, mais je vais contacter chaque OC pour obtenir suffisamment d’informations.
Il ne sert à rien que vous perdiez votre temps à établir un comparatif, les OC changent leurs conditions et leurs tarifs régulièrement.
Un exemple de démarche serait bienvenu pour les futurs nouveaux afin qu’il sache plutôt quoi demander comme info.
J’en témoigne car je suis chez 3 OC.
D’autre part, ne pas oublier d’informer les candidats qu’une fois certifié, ils sont rapidement contrôlés au cours de leur cycle, et que c’est là que sont jugées réellement leur compétence afin de mieux les racketter (il faut dire les mots), car c’est à ce moment qu’on leur reproche de ne pas maitriser les sujets.
Avec à la clé, la sanction de la formation complémentaire, du contrôle par cas test, etc, dont les frais sont conséquents (et vous n’aurez pas les 4000€ de revenus promis lors de votre inscription).
Donc, sachez que vous n’avez pas fini de payer …. avec budget indéfinissable.
Voilà la réalité d’aujourd’hui, qui ne changera que lorsqu’un ordre des diagnostiqueurs aura été mis en place et qui aura le contrôle de ces organismes, pas avant.
Le plus gros problème avec les OC n’est pas le tarif actuellement.
A quand un organisme de médiation entre les diagnostiqueurs et les OC susceptible d’offir un espace d’échange neutre en cas de désaccord sans craindre de sanction couperet ? Aujourd’hui, le diagnostiqueur n’a d’autre choix que d’accepter la décision de l’OC et de s’acquitter de formations et audits complémentaires pour conserver ses certifications, et ainsi pouvoir continuer d’exercer son activité professionnelle. La relation est totalement déséquilibrée. Un médiateur national permettrait d’éviter les décisions arbitraires des OC et d’identifier les zones d’ombres à l’origine de divergences d’interprétation entre les différents OC.
La mobilité entre les OC devrait également être facilitée pour éviter que les diagnostiqueurs ne se retrouvent captifs d’OC qui font évoluer leurs tarifs selon leur bon vouloir. Ces mesures rééquilibreraient les relations.