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Rédigé par Smeralda Marzano.
Ça y est. Les invitations pour les Assises du diagnostic du 21 mai commencent à arriver.
Les fédérations sont invitées.
La presse aussi.
Les grands acteurs du secteur également.
Les institutionnels, les représentants, les décideurs… bref, tout le monde semble avoir sa place autour de la table.
Et tant mieux. Le dialogue est nécessaire.
Mais une question me trotte dans la tête.
Est-ce qu’on a pensé à inviter quelques “simples” diagnostiqueurs ?
Pas des présidents.
Pas des porte-paroles.
Pas uniquement des personnes déjà engagées dans des structures.
Juste… des diagnostiqueurs de terrain.
Indépendants mais aussi salariés.
Ceux qui prennent leur voiture à 7h du matin.
Ceux qui enchaînent les rendez-vous, les appels, les dossiers urgents, les plateformes qui plantent et les changements réglementaires permanents. Ceux qui vivent réellement les conséquences des décisions prises.
Parce qu’au fond, ce métier-là, il est exercé par eux.
Alors oui, évidemment, on ne peut pas inviter les 10 000 diagnostiqueurs de France.
Mais pourquoi ne pas faire un tirage au sort dans l’annuaire des diagnostiqueurs certifiés ?
Quelques places.
Quelques voix du terrain.
Des profils différents.
Des femmes, des hommes.
Des indépendants, des salariés.
Des jeunes certifiés et des anciens du métier.
Et même s’il existe aujourd’hui des fédérations et des organisations pour nous représenter — et heureusement qu’elles existent — pourquoi ne pas inviter aussi directement des diagnostiqueurs pour leur envoyer un vrai message :
« Cette fois, c’est avec vous que ça se passe. »
Pourquoi cette proposition ?
Parce qu’aujourd’hui, beaucoup de diagnostiqueurs ont du mal à se fédérer… simplement parce qu’ils n’y croient plus.
Trop de professionnels ont le sentiment que tout se décide loin du terrain.
Qu’on parle d’eux sans eux.
Qu’on les consulte une fois les décisions déjà prises.
Alors quel meilleur signal pour montrer que les choses peuvent réellement changer que d’ouvrir aussi les portes à des diagnostiqueurs du quotidien ?
Pas pour faire de la figuration.
Pas pour une photo.
Mais pour écouter réellement le terrain.
Et ensuite, libre à chacun de rejoindre — ou non — la fédération, l’organisation ou la vision qui lui correspond.
Mais au moins après avoir entendu directement ce qui s’est dit… et pas uniquement les “on-dit”.
Parce qu’avant de convaincre une profession, il faut déjà lui montrer qu’elle compte.
Chers ministres, vous êtes encore à temps pour effectuer un tirage au sort… si cela n’a pas déjà été fait.
Le 21 mai pourrait être une réunion de plus.
Ou peut-être le moment où les diagnostiqueurs auront enfin le sentiment d’être pleinement invités dans les discussions sur l’avenir de leur métier.



Bonjour,
Excellente idée, on observe depuis 20 ans trop d’incohérences et de mesures inappropriées entre les bonnes idées nées derrière un bureau et les réalités de leurs applications quotidiennes sur le terrain.
Bien cordialement
Bonjour
effectivement il serait judicieux d’inviter des diagnostiqueurs de chaque de la FRANCE , ensuite libre de venir ou pas