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La directive sur la performance énergétique des bâtiments (DPEB) oblige chaque État membre à finaliser un plan national de rénovation des bâtiments avant le 31 décembre 2026. Équilibre des Énergies y contribue avec sa « stratégie de rénovation efficace pour la décarbonation des logements »*. Dans son étude, EdEn propose de définir différemment les zones prioritaires de rénovation énergétique des logements, à partir des classes du DPE. L’association émet aussi des recommandations pour sortir des énergies fossiles. Certaines d’entre elles sont cohérentes avec le plan d’électrification présenté par le Premier ministre.
Identifier les véritables priorités
L’étude part d’un constat : nous n’atteindrons pas nos objectifs d’ici 2050 (économies d’énergie, éradication des passoires thermiques, etc.) en continuant ainsi. Nous n’avons pas les moyens financiers nécessaires. Justement, la DPEB nous oblige à élaborer un plan national de rénovation des bâtiments en 2026. C’est donc le moment idéal de redéfinir nos projets avec une base solide.
EdEn apporte sa contribution avec une nouvelle stratégie et une feuille de route. Pour commencer, quelle est notre priorité ? La sortie des énergies fossiles, répond l’association. Il ne s’agit pas pour autant de renoncer à la rénovation d’ampleur des logements. En revanche, il faut viser une cible plus raisonnable, avec des actions efficaces et réalistes.
Finalement, la réduction des consommations d’énergie est surtout un moyen de parvenir à des émissions nulles et d’améliorer le bâti. Inverser ces priorités mène à des montants de travaux incompatibles avec les moyens publics et privés. Au bout du compte, nous risquerions de repousser au-delà de 2065 la sortie des énergies fossiles.
Rénovation énergétique efficace
La stratégie doit répondre principalement à deux objectifs. Le premier, évident, est de permettre à chacun, et surtout aux ménages les plus fragiles, de se chauffer sans se ruiner en factures d’énergie. Il faut aussi les prémunir des chaleurs excessives l’été. Le second est de sortir des énergies fossiles pour avoir un parc de logements à émissions nulles d’ici 2050.
Ceci nous conduit à déterminer les travaux prioritaires et les logements à rénover en premier lieu. Le DPE joue déjà ce rôle, mais le ciblage sur les passoires thermiques n’a pas prouvé son efficacité. L’association identifie 3 biais à corriger.
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