revenir à l'Accueil
Toute l'actualitéCoups de gueule

DPE et CEP électricité : aucune réforme n’est actée

Partager cet article sur
Écouter cet article dès maintenant
en vous abonnant à Quotidiag
1x

0:00 / 4:00

Beaucoup d’informations erronées circulent au sujet des Assises du diagnostic immobilier et de la diminution du CEP pour l’électricité. Or ces sujets sont importants pour les diagnostiqueurs et pour l’ensemble des acteurs d’une transaction immobilière ou d’une rénovation énergétique, particuliers inclus. Faisons un point de situation sur ce qui a vraiment eu lieu et sur ce qui pourrait prochainement survenir.

Annonces sur le CEP aux assises du DPE ?

Cet article de presse, daté du 30 mai 2026, nous a quelque peu surpris. Apparemment, le jeudi 21 mai, à l’occasion des premières Assises du diagnostic immobilier, le ministre du Logement aurait annoncé l’évolution du coefficient de conversion de l’énergie primaire en électricité (CEP). Aurions-nous loupé cet épisode ? Non, puisqu’il n’a pas eu lieu. Il aurait d’ailleurs été quelque peu hors-sujet, car ce n’était pas du tout l’objet de cette réunion.

Cela dit, dès le 21 mai au matin, nous apprenions la tenue des « assises du DPE » (sic) à Paris. « Au cœur des discussions : une nouvelle réforme de calcul de la performance énergétique des logements et son impact sur la classification des passoires thermiques ». Non, encore raté. Cela dit, cette erreur est hélas symptomatique. Pour d’autres médias comme pour le grand public, tous les diagnostics immobiliers se réduisent à des DPE.

La suite de l'article est disponible après la publicité.
En savoir plus
Contenus sponsorisés
Contenu sponsorisé

Qu’est-ce que gouvernement a annoncé ?

Au fait, le gouvernement a-t-il réellement annoncé quoi que ce soit ? En réalité, il n’a produit qu’une seule communication sur la baisse du CEP, de 1,9 à 1,7, voire moins. C’est un rectangle sur fond jaune à la page 18 du plan d’électrification, diffusé le 23 avril 2026. Le gouvernement y dit « étudier un rééquilibrage du diagnostic de performance énergétique ». Ce n’est pas l’une des 22 mesures présentées dans ce plan. D’ailleurs l’exécutif n’a pas repris ce projet dans son récent dossier : Électrifions la France.

Interrogé, le ministre du Logement renvoie systématiquement vers le cabinet de la ministre déléguée à l’énergie, Maud Bregeon. Celui-ci se contente de dire que « le sujet est bien débattu », qu’il est « à l’étude ». Cependant, il précise que les arbitrages ne sont pas encore rendus. Aucune décision n’est pour l’heure arbitrée. Autrement dit, nous n’en savons pas plus qu’en avril. Pourtant, certains annoncent la publication d’un arrêté révisant le fameux coefficient entre juin et septembre 2026. Elle serait donc imminente.

Un arrêté imminent modifiant le CEP ?

Personne ne peut prédire avec exactitude la date de publication d’un arrêté. Celui relatif à l’amiante en location, attendu depuis juin 2015, devrait paraître cette année. L’arrêté transposant la DPEB, attendu le 29 mai au plus tard, n’a toujours pas été publié. Ce sont deux exemples parmi d’autres. Cependant, selon leurs dires, les éditeurs de logiciels n’ont eu aucune info sur la baisse du facteur de conversion en énergie primaire. Lors de sa précédente diminution, ils l’avaient su un an avant la mise en œuvre.

Bref, le projet existe, mais nul ne peut prédire quand il se concrétisera, s’il se concrétise. Il y a seulement une volonté politique manifeste de réduire ce coefficient, même au-delà de l’exécutif. En attendant, chacun a le droit de s’opposer à cette potentielle réforme, afin d’empêcher sa réalisation. Simplement, n’allons pas cultiver l’attentisme quand rien n’est acté. En effet, de telles annonces poussent les propriétaires à retarder inutilement leur projet de vente immobilière ou de rénovation.

Et puis, encore une fois, on focalise l’attention des consommateurs sur le DPE, au détriment du reste du dossier de diagnostic technique. En réalité, lors de ces Assises, Vincent Jeanbrun, a dit vouloir stabiliser le DPE et faire évoluer les autres diagnostics, liés à la santé et à la sécurité des Français. Il l’avait d’ailleurs déjà affirmé aux RVDI d’avril 2026. Cette annonce-là aurait peut-être mérité davantage de visibilité.

Partager cet article sur

Commentaires

Commenter

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

.
Article rédigé par Cécile, le moteur de Quotidiag
Diplômée de philosophie, ex-bibliothécaire, prête-plume et rédactrice web, salariée et indépendante. Écrit quotidiennement des textes sur les diagnostics immobiliers depuis 2016.

CEE : création du programme PEPITE

Previous article

SMDI 2026 : le salon du diagnostic double la mise

Next article