Le ministère du Logement a répondu à 3 questions écrites sur le DPE.
- Obligation de mention au DPE de la consommation réelle : n°06295.
- Fiabilité du diagnostic de performance énergétique : n°06945.
- Augmentation des loyers dans les passoires thermiques du parc social : n°04286.
Ses réponses n’apprendront sans doute rien de nouveau aux diagnostiqueurs. En revanche, les deux premières tendent à défendre le DPE face à des critiques assez fréquentes.
D’abord, le ministère rejette l’utilisation des consommations réelles pour le DPE. En effet, la méthode conventionnelle permet de « neutraliser » les paramètres qui reflètent les habitudes de vie et non les performances intrinsèques du bâti. « Elle garantit la comparabilité des logements sur tout le territoire et fournit une évaluation stable et objective de la qualité énergétique du bien, pour permettre au ménage de s’y projeter ».
Ensuite, il affirme que « le DPE demeure un outil pertinent pour apprécier et comparer la qualité énergétique des logements, identifier les passoires thermiques et orienter les politiques publiques ». Il précise aussi, à nouveau, que la différence entre factures réelles et consommations conventionnelles ne traduit pas une surestimation méthodologique du DPE. Elle révèle, au contraire, l’enjeu de justice sociale de la rénovation énergétique, au-delà de son importance environnementale.
Retrouvez aussi ces réponses dans le JO Sénat du 26 février 2026.


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