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Pour un diagnostiqueur, la rentabilité ne se joue pas uniquement au bureau, mais aussi sur la route. Sur une journée de 100 km, les frais montent à environ 14 € pour l’essence, 12 € pour le diesel, 10,5 € pour l’hybride, et 6 € pour l’électrique selon le mode de recharge. Un écart discret au quotidien, mais décisif sur une année d’activité.
Le carburant, partie visible des dépenses de déplacements
Le carburant ne représente qu’un tiers du coût réel d’un véhicule. Leasing ou amortissement, assurance, entretien, pneus… Un véhicule mal choisi ne coûte pas seulement de l’argent quand on roule.
Même si le diesel reste économique à l’usage, il peut perdre de l’intérêt à la revente. Quant à l’essence, elle reste chère au kilomètre. L’hybride réduit un peu la facture sans changer le modèle global alors que l’électrique impose une nouvelle organisation pour la recharge.
Le piège du surdimensionnement
Une étude Compare the Market Australia sur 25 modèles électriques vendus en Europe le confirme : les véhicules les plus efficients ne sont pas les plus gros, ni les plus chers. La BYD Dolphin, la Tesla Model 3 et la Dacia Spring dominent en efficacité réelle, loin des logiques de puissance ou d’autonomie maximale.
Une réalité que les diagnostiqueurs connaissent déjà dans leur métier : surdimensionner coûte cher, sans forcément améliorer la performance utile. Même logique sur la route. Un véhicule de 600 km d’autonomie pour des tournées de 120 km n’est pas une solution, mais un surcoût.
La vraie question, dans un métier ou chaque déplacement est facturé mais où chaque minute compte, n’est pas de savoir quelle motorisation choisir, mais plutôt combien de diagnostics réaliser pour payer ses kilomètres…
Aides inexistantes, conduite décisive…
L’État a bien mis en place un dispositif d’aides financières pour soutenir les déplacements professionnels, mais il reste très ciblé, et les diagnostiqueurs n’y ont pas accès. Autrement dit, pas de coup de pouce à attendre de ce côté-là.
Pas de solution miracle donc : la marge de manœuvre se joue sur la façon de conduire et l’organisation des journées. L’éco-conduite devient vite un réflexe rentable : anticiper pour éviter les freinages et accélérations inutiles, garder une conduite souple et régulière, et exploiter au mieux les rapports plutôt que de tirer sur le moteur.
En amont aussi, ça compte beaucoup : bien planifier ses journées pour limiter les allers-retours inutiles, regrouper les interventions par secteur, et éviter les kilomètres « vides ». Sans oublier les basiques qui font la différence sur l’année : pneus bien gonflés, véhicule entretenu, trajets optimisés. Rien de spectaculaire, mais à la fin, ces détails peuvent peser sur la rentabilité.



Personne ne parle du vélo ? ! Je fais environ 80% de mes déplacements à vélo depuis une dizaine d’année, en agglo bien sûr… Plus de problème de stationnement, carburant etc. Si je devais revenir à la voiture au quotidien, c’est sûr que je ne verrai plus le métier de la même façon (coût et perte de temps en agglo). Et j’investis dans un vélo cargo avec assistance pour aller encore plus loin ! 41 ans et encore en forme…. Par contre pas de machine plomb !
Nous avions parlé du vélo et des modes de transport autres que la voiture dans cet ancien article : https://www.quotidiag.fr/sequiper-sans-en-avoir-plein-le-dos/ Mais en l’occurrence, le principe était plutôt d’essayer d’aider les diagnostiqueurs automobilistes face à la hausse du carburant. Évidemment, utiliser un vélo constitue une solution économique et écologique.
bonjour,
pour ma part véhicule électrique, avec, 2€21 Ttc pour les 100 km. (17Kw/100km).
En tout cas bravo pour cet article!