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C’est le technicien qui choisit son employeur mais plus l’inverse !

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Autrefois, l’employeur recherchait le salarié idéal. Maintenant, le technicien certifié choisit le parfait employeur selon ses propres critères. Zoom sur un phénomène, le recrutement inversé, qui prend de l’ampleur dans le secteur du diagnostic immobilier.

COMMENT ÊTRE CHOISI PAR UN TECHNICIEN CERTIFIÉ ?

Entre le manque de main d’œuvre et l’augmentation accrue de l’activité, les diagnostiqueurs peuvent désormais imposer leurs conditions aux entreprises. Que cherchent-ils, les techniciens certifiés ? En résumé, ils exigent :

  • Un bon salaire, 1 700 à 2 000 € net pour les débutants qui font de l’avant location / vente, 2 000 à 2 500 € net pour de l’avant travaux / démolition
  • Un contrat de 35 heures ou, au minimum, des heures supp’ payées ou récupérées
  • L’accès au télétravail, mais aussi une super ambiance au sein de l’équipe
  • Du management solidaire et participatif, où chacun a son mot à dire
  • Un secteur géographique spécifique, avec du travail à proximité de chez eux
  • Des avantages : voiture de fonction, horaires confortables, flexibilité des missions
  • Une évolution professionnelle, par exemple passer de technicien à référent technique

Comme la concurrence est rude, ils peuvent toujours demander. Si telle entreprise refuse, une autre acceptera. Les techniciens certifiés sont en effet souvent débauchés par des groupes concurrents.

DES EMPLOYEURS SOUS-PRESSION POUR GARDER LEURS SALARIÉS

Mais voilà, ces conditions sont difficiles à accepter pour les chefs d’entreprises. Les prétentions salariales ? Ok, elles se justifient notamment par l’obtention de la certification. De plus, comme c’est un métier de reconversion, les employés cherchent à retrouver leur grille salariale antérieure.

Cependant, pour l’entreprise, l’investissement est conséquent. La flexibilité horaire ? C’est compliqué dans un métier de services. Le télétravail ? D’accord, mais encore faut-il maintenir une bonne ambiance quand les techniciens sont soit sur le terrain, soit occupés à rédiger leurs rapports chez eux. Bref, comment faire quand l’employeur recherche un mouton à 5 pattes et son candidat, le parfait berger ?

QUELLES SOLUTIONS FACE À LA GUERRE DES TALENTS ?

Toutes les entreprises de diagnostics immobiliers utilisent des méthodes de recrutement similaires, d’où leurs difficultés à attirer et à fidéliser les diagnostiqueurs. Il importe, d’abord de se mettre à la place du futur salarié pour répondre à ses besoins. La qualité de vie et le bien-être au travail sont des critères-clés aujourd’hui. Une valorisation du salarié et de l’entreprise s’impose donc.

Par ailleurs, avec l’arrivée des nouvelles générations, la solution consiste peut-être à aller vers des profils non certifiés, et non issus de la reconversion professionnelle. Il s’agit alors d’accompagner la formation théorique et terrain des jeunes qui ont envie d’évoluer dans l’entreprise, par exemple en alternance.

Cet article a été proposé et rédigé par Fanny Moratal, responsable de DiaFym, spécialiste du recrutement dans la filière du diagnostic immobilier. DiaFym propose ses services dans le cadre d’une reconversion professionnelle, d’un recrutement ou d’une évolution de carrière.
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Article rédigé par Cécile, le moteur de Quotidiag
Diplômée de philosophie, ex-bibliothécaire, prête-plume et rédactrice web, salariée et indépendante. Écrit quotidiennement des textes sur les diagnostics immobiliers depuis 2016.

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1 Commentaire

  1. Je suis bien d’accord avec vous Fanny, mais ça risque de créer l’effet inverse. Face à cette difficulté et aux déboires rencontrés pour le recrutement, que ça soit nous ou d’autres confrères, on finit par se demander si on n’est pas mieux seul, quitte à brider son développement.
    Je pense que beaucoup réfléchissent ainsi. Et c’est pas bon car au final, c’est vers les plus gros que s’orientera le marché, c’est à dire ceux qui recrutent en masse.

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