Le Collectif des Auditeurs pour la Sobriété Énergétique (CASE) publie un communiqué de presse : Analyse d’impact économique 2025 : crise structurelle et risques métiers dans le secteur de l’audit énergétique.
Il présente les principaux résultats d’un sondage mené auprès des professionnels. Selon le collectif, l’année 2025 a marqué un point de rupture dans un contexte paradoxal. En effet, les objectifs nationaux imposent une accélération des rénovations globales, mais l’instabilité réglementaire transforme la mission en défi de survie économique.
Le constat est celui d’une crise et d’une « déperdition de compétences qui, si elle n’est pas enrayée, rendra les ambitions de décarbonation du bâtiment inatteignable ». Les répondants (37,7 % de dirigeants, 23,2 % d’indépendants, 29 % de salariés) constatent notamment :
- une baisse des demandes d’audit (85,5 %),
- une perte directe de revenus (47,8 %),
- des difficultés financières importantes à modérées ( environ 63,7 %).
L’auditeur se sent aussi pris en étau par les exigences changeantes de l’Anah.
Le CASE liste les besoins : stabilisation réglementaire pendant au moins 3 ans, reconnaissance d’un droit au chômage partiel spécifique, allègement des processus Anah et meilleure articulation avec le dispositif Mon Accompagnateur Rénov’. Il souligne également que la crise n’épargne pas les plus expérimentés, car 44,9 % des répondants ont plus de 5 ans d’expérience.


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